11, 13 et 14 Décembre 2025

F. Mendelssohn

Elias
Oratorio (extraits)

Chœur et Orchestre de l’association Note et Bien

Simon Clausse, direction

Reine-Grâce Oth-Éssiké, Cécile de Kervasdoué, soprano,
Camille Le Bail, alto, Kiup Lee, ténor, Alejandro Gabor, basse

Angélique de Bellefon, cheffe de chœur

Participation libre au profit des associations :

Jeudi 11 décembre 2025 à 21 heures
Église Saint-Jean-de-Montmartre – Paris 18e
Zebunet – Fiompiana Fanantenana : Contribuer à financer un élevage
solidaire à Madagascar pour 42 familles rurales.

Samedi 13 décembre 2025 à 21 heures
Église Saint-Christophe de Javel – Paris 15e
Association pour l’Amitié – Financer 5 ateliers créatifs pour créer du lien et redonner confiance à des personnes ayant vécu à la rue.

Dimanche 14 décembre 2025 à 16 heures
Espace Jean Racine – Saint-Rémy-lès-Chevreuse 78
Rotary – Club de Chevreuse et sa vallée – Participer à la remise d’un chien guide à une personne à la fois aveugle et sourde.


Prochains concerts…


Elias

Lorsqu’il compose Elias (Elijah), oratorio en deux parties pour Solistes, Chœur et Orchestre, Opus 70, en 1846, Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) atteint le sommet de son art. Héritier spirituel de Bach et d’Haendel, il conjugue la rigueur contrapuntique du premier à la puissance dramatique du second, tout en insufflant à la tradition de l’oratorio une intensité romantique nouvelle. Elias est le testament musical d’un compositeur nourri de foi, d’humanisme et de sens du théâtre.
Commandé par le Festival de Birmingham, l’oratorio écrit en anglais fut accueilli comme un triomphe le 26 août 1846, au Town Hall de Birmingham. Le public, bouleversé par la grandeur du propos et la ferveur de la musique, rappela Mendelssohn à la tribune à plusieurs reprises sous un tonnerre d’applaudissements, ce qui était très inhabituel en Angleterre à cette époque. On raconte aujourd’hui encore que huit numéros ont été rappelés, dont le refrain populaire « Thanks Be to God ». Suite à ce succès, le compositeur, déjà affaibli par la maladie et les deuils familiaux, travaillera une nouvelle version plus aboutie de l’œuvre en allemand qu’il n’aura jamais l’occasion de diriger : il meurt l’année suivante, laissant Elias comme une synthèse bouleversante de son esthétique et de ses convictions spirituelles.
Une fresque biblique et humaine
Le livret est constitué d’un montage réalisé par le pasteur Julius Schubring (1806-1889) de différents textes de la Bible, dont le Livre des Rois et les Psaumes. Élie est un prophète de l’Ancien Testament (IXᵉ siècle avant Jésus-Christ). À l’époque de Jésus, on attendait son retour : la tradition affirmait qu’il devait venir annoncer l’arrivée du Messie.
Le livret suit la vie du prophète Élie, figure solitaire et intransigeante, défenseur du Dieu d’Israël face au roi Achab et à la reine Jézabel, qui ont introduit le culte de Baal. Plusieurs épisodes de la vie d’Élie sont considérés comme des préfigurations d’épisodes de l’Évangile : la jarre de farine et la cruche d’huile inépuisables de la veuve de Sarepta qui évoque la multiplication des pains, la résurrection du fils de la même veuve qui préfigure celle de Lazare. Comme Jésus et comme Marie, Élie est enlevé au ciel dans un char de feu.
Le récit commence dans un pays frappé par la sécheresse : Élie annonce la punition divine, puis se retire dans le désert, nourri par des corbeaux et accueilli par une veuve dont il sauve l’enfant.
Sur le mont Carmel, il affronte les prêtres de Baal dans un duel spectaculaire : seul le Dieu d’Elie répond en envoyant le feu du ciel sur son autel. Mais bientôt, Élie, menacé par Jézabel, fuit dans la montagne. Épuisé et découragé, il entend enfin la voix de Dieu non pas dans la tempête ni dans le tonnerre, mais dans le souffle léger du vent – l’un des moments les plus poignants du texte biblique. L’oratorio se conclut sur l’ascension d’Élie au ciel, emporté par un char de feu sous le regard émerveillé de son disciple Élisée.
Une œuvre d’une richesse musicale exceptionnelle
Mendelssohn transforme ce récit en une véritable épopée musicale. Le chœur y occupe une place centrale : il est tour à tour le peuple d’Israël suppliant, les adorateurs de Baal en transe, les anges bienveillants ou la voix collective de l’humanité.
Dès l’ouverture, l’orchestre installe un climat sombre et solennel, d’où surgit la voix d’Élie – grave, puissante, prophétique. Son premier grand air, So spricht der Herr (Ainsi parle le Seigneur), affirme toute son autorité spirituelle.
Puis vient l’un des sommets dramatiques : le duel entre Élie et les prêtres de Baal, construit comme une scène d’opéra. Les cris frénétiques du chœur de Baal montent jusqu’à la fureur, avant que le tonnerre orchestral n’annonce la victoire du Dieu d’Israël. Le chœur éclate alors dans un hymne de triomphe éclatant : Der Herr, er ist Gott ! (Le Seigneur, c’est lui qui est Dieu !).
Mais Mendelssohn ne s’arrête pas à la gloire : il peint aussi la fatigue et le doute du prophète. Le moment où la voix de Dieu se manifeste dans le murmure d’une brise légère est traité par Mendelssohn avec une pudeur et une lumière qui suspendent le temps.
Enfin, le final – l’enlèvement au ciel dans un chariot de feu – unit tous les solistes et le chœur dans une apothéose d’espérance : la musique s’élève, radieuse, jusqu’à disparaître dans un éclat de paix.
À travers cette narration, Mendelssohn célèbre la dimension profondément humaine du prophète : sa foi, ses doutes, sa compassion et sa solitude en font une figure presque romantique.
Un message universel
Derrière la figure du prophète inflexible, Mendelssohn montre un homme de foi et de doute, un être qui lutte, se décourage, puis retrouve confiance. Ce mélange d’énergie et de fragilité, de grandeur et d’humanité, fait d’Elias une œuvre profondément moderne.
En la composant, Mendelssohn, lui-même croyant, mais ouvert à la diversité des traditions religieuses, a voulu créer une musique qui parle à tous, croyants ou non.
Par la beauté de ses chœurs, la sincérité de son émotion et la force de son récit, Elias touche à l’universel : il nous rappelle qu’au-delà du tumulte et du bruit, la voix du divin, ou peut-être simplement celle de l’espérance, se reconnaît dans le souffle léger du silence.
Elias demeure aujourd’hui l’un des oratorios les plus accomplis du répertoire romantique – une œuvre où la musique transcende le récit biblique pour toucher à l’universel.

PREMIÈRE PARTIE
Malédiction d’Élie
Introduction : Le roi Achab et la reine Jézabel ayant introduit le culte de Baal en Israël, le prophète Élie annonce le châtiment de Dieu : pendant plusieurs années, il n’y aura dans le pays ni rosée ni pluie.
Ouverture :
Plainte, prière et promesse. Souffrant de la soif et de la faim, le peuple en prière implore l’aide de Dieu.
1. Chœur : Hilf, Herr / Help, lord
2. Duo avec Chœur : Herr, höre unser Gebet / Lord! bow thine ear to our prayer!
C’est à cause de nos péchés qu’Élie a fermé les portes du ciel, annonce Ovadyah, qui exhorte le peuple à revenir vers Dieu, à le chercher, à croire en sa miséricorde. Mais le peuple désespère de la bonté de Dieu, convaincu qu’Il se moque de lui.
5. Chœur : Aber der Herr, sieht es nicht / Yet doth the Lord see it not

Miracle de la résurrection. Élie, guidé par un ange, se cache près de la rivière Kerit où des corbeaux viendront le nourrir tous les jours : Dieu veille sur lui. Quand la rivière se tarit, les anges l’envoient chez une veuve de Sarepta dont Dieu multiplie la farine et l’huile, jusqu’à ce la pluie revienne. Par sa prière à Dieu, Élie ressuscite son enfant qui vient de mourir.

Miracle du feu. Élie se dresse devant le roi Achab, qui a laissé s’installer en Israël le culte de Baal sous l’influence de la reine Jézabel. Il le met au défi : qu’on rassemble sur le mont Carmel les prophètes de Baal, qu’on choisisse un taureau pour le sacrifice, qu’on laisse Dieu allumer le feu : c’est un combat des dieux Baal contre Jéhovah pour montrer la puissance du Dieu d’Israël sur le culte païen.
11. Chœur : Baal erhöre uns / Baal, we cry to thee; hear and answer us!

Toujours pas de feu… Ironique, Élie pousse les adorateurs de Baal à appeler plus fort. Élie adresse sa prière à Dieu, pour qu’il démontre qu’il est seul Dieu, que le peuple le sache et qu’il revienne vers Lui. Des anges assurent Élie de la protection de Dieu.
Élie demande à Dieu de faire descendre son feu, le feu tombe, le peuple reconnaît la puissance du Dieu unique. Élie ordonne qu’on saisisse et mette à mort les prophètes de Baal.
12. Récitatif et Chœur : Baal erhöre uns / Call him louder, for he is a god!
13. Récitatif et Chœur : Gib uns antwort, Baal / Call him louder! he heareth not!
14. Aria avec Chœur (Elias, SATB) : Lord God of Abraham, Isaac and Israel!
15. Quartet (SATB) : Cast thy burden upon the Lord)
16. Récitatif et Chœur : Das Feuer fiel herab / O thou, who makest thine angels spirits

Élie célèbre la puissance de la parole de Dieu, puissant et juste juge. Une voix d’alto rappelle : malheur à ceux qui m’abandonnent, ils seront exterminés. J’aurais voulu les sauver, ils ne l’entendent pas.
18. Arioso (Ange) : Woe unto them who forsake him!

Miracle de la pluie. Élie demande à nouveau son aide à Dieu : qu’il fasse pleuvoir. Il envoie un jeune garçon guetter le retour de la pluie : la mer et la terre arrivent, puis enfin la pluie.
19. Récitatif avec Chœur : Öffne den Himmel und fahre herab / Be not afraid, saith God the Lord

Le peuple remercie Dieu de le désaltérer et de désaltérer la terre.
20. Chœur : Dank sei dir Gott, du tränkest das durstge Land / Thanks be to God

DEUXIÈME PARTIE
Avertissement et promesse. Écoute Israël, écoute la voix du Seigneur, écoute son commandement. Je suis le Dieu qui console et le Dieu qui soutient. Et quoiqu’il arrive, je serai avec toi, n’aie pas peur.
21. Aria (Soprano) : Hear ye, Israel!
22. Chœur : Fürchte dich nicht / Be not afraid, saith God the Lord

Élie menacé, retraite d’Élie. Élie reproche au roi Achab d’avoir volé et assassiné, il le menace du châtiment divin. La reine Jézabel s’élève contre lui et appelle le peuple à tuer le prophète, c’est le signal de sa mise à mort.
24. Wehe ihm, er muss sterben / Woe to him, he shall perish

Ovadyah demande à Élie de se réfugier dans le désert. Découragé par l’inconstance du peuple et son échec, Élie part : il aspire à la mort.
26. Aria (Elias): It is enough, O Lord now take away my life

Tandis qu’Élie dort dans le désert, Dieu et ses anges veillent sur lui. Un ange ordonne à Élie de se remettre en route, de marcher jusqu’au mont Horeb. Élie est amer et découragé : pourquoi Dieu laisse-t-il son peuple se détourner de Lui ?

L’ange le réconforte, l’appelle à l’apaisement et à la confiance : bienheureux celui qui persévère jusqu’au bout.
32. Chœur : Wer bis an das Ende beharrt / He that shall endure to the end, shall be saved

Apparition de Dieu – Ascension d’Élie. Élie demande à Dieu de ne pas l’abandonner. L’ange lui demande de monter au sommet de l’Horeb, de couvrir son visage : Dieu approche. Une tempête se déchaîne, Dieu n’y est pas. Un séisme secoue la terre, Dieu n’y est pas. Un feu éclate, Dieu n’y est pas. C’est dans un doux murmure de silence que Dieu approche !
34. Chœur : Der Herr ging vorüber / Behold! God the Lord passeth by!

Des séraphins chantent la gloire de Dieu.
35. Récitatif et Quatuor avec Chœur : Heilig ist Gott, der Herr / Above him stood the Seraphim; Holy is God the Lord

Élie retrouve une foi et une force renouvelées. Le prophète Élie, dont la parole était brûlante, est enlevé aux cieux par un char de feu, tiré par des chevaux de feu.
38. Chœur : Und der prophet Elias bracht hervor wie ein Feuer / Then did Elijah the prophet break forth

Rédemption et annonce. Les justes brilleront comme le soleil au royaume de leur père. Élie fut envoyé pour la réconciliation et pour que Dieu ne maudisse plus la terre. Quelqu’un viendra du côté du levant, parlera au nom de Dieu, renversera les puissants ; sur lui l’esprit de sagesse et raison, de force et connaissance.
Vous les assoiffés, allez boire à cette source, votre âme vivra. Et Dieu vous accueillera. Qu’on lui rende grâce.
39. Aria (Ténor) : Then shall the righteous shine forth
40. Récitatif (Soprano) : Behold, God hath sent Elijah
41. Chœur : Aber einer erwacht von Mitternacht / But the Lord, from the north hath raised one
Quartet (SATB): O come everyone that thirsteth
42. Chœur final : Als dann wird euer Licht hervor brechen /And then shall your light break forth


Simon CLAUSSE, direction

Salué pour l’intensité de sa direction, le jeune chef d’orchestre français Simon Clausse s’impose par des interprétations « puissantes et dynamiques », nourries d’une sensibilité personnelle singulière et d’une technique exceptionnelle, à la fois précise, puissante et élégante.
Demi-finaliste au 57e Concours International des Jeunes Chefs d’orchestre de Besançon en 2021, également sélectionné pour les 58e et 59e éditions en 2023 et 2025, récompensé du Prix Neeme Järvi 2025 à la Gstaad Conducting Academy, Simon Clausse a dirigé des formations de premier plan telles que l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National de Bretagne, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Cannes, l’Orchestre Victor-Hugo, le Gstaad Festival Orchestra, l’Orquestra do Algarve, le Lithuanian State Symphony Orchestre, l’Orchestre des Lauréats du Conservatoire de Paris, l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre de Normandie ou encore l’Ensemble Intercontemporain.
Il s’est formé aux côtés de chefs de renom dont Mikko Franck, Jaap van Zweden, Mirga Gražinytė-Tyla, Johannes Schlaefli, David Reiland, Domingo Hindoyan, Benjamin Levy, Jacques Mercier, Jean Deroyer et Julien Leroy. Il poursuit actuellement ses études de direction d’orchestre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, dans la classe d’Alain Altinoglu.
La saison en cours marque une nouvelle étape dans son parcours avec des débuts à la tête de l’Orchestre National de Metz en décembre 2025.

Reine-Grâce Oth-Éssiké, soprano

Reine-Grâce Oth-Essiké obtient son prix de chant au Conservatoire Régional de Nice en chant lyrique avec la plus belle des mentions. Elle se forme au chant avec la technique Alexander auprès de Beret Arcaya à New York, et ensuite Véronique Laguerre. Elle bénéficie aussi régulièrement des conseils éclairés de la pianiste et chef de chant Mary Olivon. Elle a consolidé sa formation lors de master classes avec Irène Kudela, Pierre Barrat ou encore Dalton Baldwin pour la mélodie et le lied dans le cadre de l’Atelier Lyrique de la Méditerranée à Nice. Elle est aussi titulaire d’un master en Langues et Civilisations Appliquées Anglais après des études à la Sorbonne.
Passionnée d’oratorios, elle chante régulièrement Le Messie de Haendel, la Passion selon Saint-Matthieu de Bach, des œuvres de Vivaldi, Mendelssohn, Gounod et Mozart. Quant à l’opéra qu’elle affectionne particulièrement, c’est sous la direction d’Alexandra Cravero qu’elle chante des extraits du Trouvère (Verdi) avec le rôle de Leonora lors du festival des Nuits de Bazoches mais aussi les rôles de Clara et Serena dans l’opéra Porgy and Bess de Gershwin qu’elle interprète alors avec l’orchestre Note et Bien. Aujourd’hui c’est avec une voix plus riche qu’elle aborde à présent des rôles tels que Vitellia dans La Clémence de Titus (Mozart), Sémiramide de Rossini ou encore Wagner.
Elle dirige également le chœur Gospel Fever depuis 2019.

Cécile de Kervasdoué, soprano

Cécile de Kervasdoué est une mezzo-soprano éclectique et énergique. Après avoir terminé son cursus musical en chant lyrique au CRD de Bobigny dans la Classe de Robert Expert, elle continue sa formation avec l’alto Janine Fourrier de l’Opéra de Paris qui lui enseigne la valeur et la spécificité du chant français. Elle se distingue à l’opéra dans des rôles de travestis : Cherubin dans les Noces de Figaro de Mozart, Oreste dans La belle Hélène d’Offenbach, Fragoletto dans Les Brigands d’Offenbach, Stefano dans le Romeo et Juliette de Gounod ou encore Orfée dans Orfée et Eurydice de Gluck revisité par Berlioz. Elle explore également les oratorios, Messe en ut de Beethoven, Fêtes d’Alexandre de Haendel, Magnificats de Bach (Jean Sebastien et Carl Philippe Emmanuel), sous la direction de Fabio Peres Munos dont elle rejoint l’ensemble avignonnais, La Marelle.
Elle se plait aussi à monter ses propres projets. Elle fonde pour cela, une compagnie d’opéra pour enfants, Les Voix Buissonnières, qui porte notamment auprès du jeune public les œuvres d’Isabelle Aboulker. En 2023-2024, elle coécrit et interprète le spectacle Sonne la Nuit pour initier les jeunes enfants aux grands airs d’opéra et à l’usage de la voix (spectacle choisi en 2023-2024 par la ville de Montrouge pour être présenté à tous les scolaires).
Violoniste, en 2021 elle fonde puis dirige, un ensemble orchestral d’une quinzaine de musiciens, Les Musiciens d’à côté, dont l’objet est de porter la musique baroque et classique dans des lieux publics inattendus (des places publiques, cours d’immeuble, cours d’écoles, EHPAD, parcs et jardins…).
Dans une autre vie, elle est journaliste à Radio-France et a ainsi chanté l’actualité avec son compère pianiste et compositeur Benjamin Laurent. Cette chronique les actualités chantées a été diffusée toutes les semaines sur France-Musique durant deux saisons.
L’Elias de Mendelssohn est sa troisième collaboration avec Note et Bien.

Camille Le Bail, alto

Lauréate de plusieurs concours internationaux (Des Mots et des Notes, Léopold Bellan, Osaka International Competition), Camille Le Bail se forme au CRR de Boulogne-Billancourt puis au Pôle Supérieur Paris–Boulogne, où elle obtient son DNSPM dans la classe de Doris Lamprecht. Elle a travaillé avec Edda Moser, Béatrice Uria-Monzon, Glenn Chambers et se perfectionne actuellement auprès de Christine Schweitzer.
On a pu l’entendre dans les rôles de Dorabella (Così fan tutte), Mercedes (Carmen) ou Mère Marie (Dialogues des Carmélites).
Artiste éclectique, elle s’illustre aussi dans l’opérette (La Belle de Cadix, Dédé, Quatre jours à Paris) et collabore comme violoniste avec l’Orchestre Colonne, le Yellowsocks Orchestra et l’Orchestre Appassionato.
Depuis 2025, elle est à l’affiche du spectacle Le Sourire de Luis au Théâtre de Passy.

Kiup Lee, ténor

Né à Incheon en Corée du Sud, Kiup Lee étudie le chant lyrique à l’Université Kyung Hee de Séoul. Il rejoint en 2018 l’Académie international d’Opéra de Gand, en Belgique. Il est Don Anchise de La Finta giardiniera à Gand, Il chante les rôles de la Théière, du petit Vieillard et de la Rainette de L’Enfant et les sortilèges au Bozar de Bruxelles en 2019 – rôles qu’il reprend sur la scène du Palais Garnier en janvier 2020. Kiup Lee rejoint l’Académie de l’Opéra national de Paris en septembre 2019. Il interprète le Male Chorus du Viol de Lucrèce de Britten au Théâtre des Bouffes du Nord, le rôle du Capitano de La Giuditta de Scarlatti, Ferando de Cosi fan tutte, Basilio dans Le nozze di Figaro de Mozart, il chante Dorvil de La Scala di seta, Lindoro dans l’Italiana in Algeri, Pêcheur dans Guillaume tell de Rossini, Nemorino dans l’élixir d’amore en Italie. Il chante le ténor solo des Stabat Mater de Dvorak et de Rossini, Requiem, Messe du Couronnement de Mozart, Paulus de Mendelssohn. Il a remporté le troisième prix au 1er Concours Vocal International Sumi Jo ainsi que le troisième prix au Premio Borso en Italie, et a reçu des distinctions dans plusieurs concours internationaux d’opéra en Italie.

Alejandro Gabor, basse, Élie

Alejandro Gabor a suivi des études de chant et de piano au Conservatoire Manuel de Falla à Buenos Aires, avant de poursuivre sa formation à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris et au Conservatoire Royal de Bruxelles. Au fil de son parcours, il a bénéficié des enseignements de maîtres renommés tels que Margreet Honig, Udo Reinemann, Margot Modier et Myriam Toker.
Son amour pour la scène et le théâtre l’a conduit à interpréter des rôles marquants, tels que le Toréador dans Carmen de Bizet, Germont dans La Traviata de Verdi, Marcello dans La Bohème de Puccini, ainsi qu’El Payador dans Maria de Buenos Aires de Piazzolla. Passionné également par le répertoire d’oratorio, Alejandro est souvent sollicité pour interpréter les parties de baryton solo dans des œuvres majeures, telles que le Requiem de Fauré, Rebecca et Sept Paroles de Christ de Franck, La Création de Haydn, la Passion selon Saint Jean de Bach (Cathédrale Notre-Dame de Paris), le Requiem de Campra (sous la direction d’A. Alonso), ainsi que le Requiem allemand de Brahms, interprété à la Salle Richelieu de la Sorbonne (sous la direction de V. Barthe).
Alejandro collabore régulièrement avec des pianistes de renom, notamment Emmanuel Olivier et l’argentine Laura Daian, autour de concerts de musique de chambre mettant en avant les Lieder et les mélodies françaises.
Son attachement à l’interdisciplinarité l’a amené à s’investir dans des projets où musique, poésie et théâtre s’entrelacent harmonieusement : Amour et vie d’une femme, mis en scène par Bea Odoriz ; Ma vie avec la vague, un monodrame inspiré du conte d’Octavio Paz, interprété avec l’ensemble Almaviva ; et Nostalgias Argentinas, un spectacle mis en scène par Marc Wéry.
Pratiquant la technique Alexander depuis plus de dix ans, Alejandro s’intéresse au corps dans sa globalité, le considérant comme un instrument essentiel d’expression artistique.

Angélique de BELLEFON, cheffe de chœur

Harpiste de formation et passionnée par la technique vocale et le travail du son du chœur, Angélique poursuit, après son cursus d’ingénieure à l’Ecole polytechnique, ses études musicales pour se professionnaliser en direction de chœur. Elle se forme à la fois en direction de chœur classique au CRR de Paris avec Christine Morel et Béatrice Warcollier, en direction d’orchestre avec Alejandro Sandler, mais aussi en musiques actuelles à travers plusieurs masterclasses dont celle d’Allan Wright sur la Technique du Chanteur Moderne (TCM). Angélique met au cœur de sa pratique le plaisir de chanter ensemble, ce qui fédère de nombreux chanteurs professionnels et amateurs dans les projets qu’elle mène, que ce soit en chorale d’entreprise, chœur d’opéra, chœur variété&gospel (Bomokeurs), et chorale géante (Toussankeurs).
Angélique dirige le chœur Note et Bien depuis septembre 2024.

Note et Bien, l’association

Fondés en octobre 1995, les chœur et orchestre Note et Bien rassemblent environ cent cinquante chanteurs et instrumentistes amateurs dans différents types de formations musicales : ensemble vocal à quatre voix, a capella ou avec orchestre, orchestre seul, accompagnant régulièrement des solistes (amateurs ou jeunes professionnels, qui jouent à titre bénévole), ensembles de musique de chambre, etc. Ayant pour vocation de partager la musique, l’association Note et Bien organise deux types de concerts : les premiers sont donnés dans des lieux comme des foyers sociaux ou des maisons de retraite ; les seconds sont des concerts plus classiques qui aident des associations à financer certains de leurs projets. L’association Note et Bien propose ainsi quatre séries de concerts dans l’année.

Le chœur

Marguerite Aurenche, Patrick Bacry, Jean-Baptiste Beausire, Jean-Emmanuel Bessière, Marie-Cécile Bessière, Jacques Brodin, Francis Bruckmann, Aurore Cartier-Coumert, Laurie Chamard, Hélène Chevallier, Lisa Cibien, Anne-Laure de Coincy, Emmanuel de Courcel, Cécile Delaunay, Marie-Laure Demoures, Amélie Dennery, Marie Devaine, Cécile Dondain, Cédric Dondain, Pauline Dumigron, Clémence Garde-Koudossou, Pierre Garde, Benoit Gaspard, Céline Genevrey, Bénédicte Genthon, Blandine Gobin, Émilie Grardel, Fabien G’sell, Jean-Noël Guetat, Marielle Guy, Nadia Hardy-Dessources, Thomas Hennetier, Marianne Hervé, Alain Jacquot, Vincent Jugé, Julie Kauffmann, Cécile Kolb, Justine Lambert, François Lemaire, Patrick Magnan, Miriam Mahé, Laurent Maringe, Sophie Marzin-Michelet, Cyprien Matheux, Jean-François Mathey, Éric Maynard, Vincent Mercey, Élizabeth Muller, Sandra Munoz, Franck Nycollin, Karin Perrot, Mathilde Quinzin, Carine Soulay, Olivier Thésée, Jean-Baptiste Thibaud, Phuong-Mai Tran, Sophie Vanheeghe, Élizabeth Velay, Christian Verdier.

L’orchestre

Violons : Philippe Bertram, Laurent Combier, Fodhla Dunne, Anne-Claire Femeau, Daniel Flesch, Martine Gagnepain, Gilles-Marc Guerrin, Izumi Inoue-Gerard, Izabela Jaskulska, Corentin Jego-Delacourt, Raphäel Kato-de-Robert, Benoit La Fay, François Levy-Bruhl, Yolande Le Luyer, Julia Maurice, Laure Neuville, Anne-Laure Poite, Iaru Zuresco ; Altos : Pierre-Louis Cornilus, Aliette Gallet, Christine Hagimont, Julien Haussy, Paul O’Brien, Annick Savornin, Didier Wolf ; Violoncelles : Sophie Baudry, Irène Besson, Isabelle Bloch, François Clanché, Ivan Delbende, Ana Magdalena Lantier, Anne-Marie Lezine, Coralie Saison ; Contrebasses : Akiko Yamasaki ; Flûtes : Philippe Manzano, Julie Rochut ; Hautbois : Sylvain Fournier, Antoine Gatignol ; Clarinettes : Philippe Mast, Isabelle Robert-Bobée ; Bassons : Yves Le Borgne, Henry Wyld ; Cors : Jean-François Cartier, Bérenger Dulac, Thierry Duverger, Stéphane Legrand ; Trompettes : Olivier Delaigue, Markus Froembling ; Trombones : Sophie Bocquillon, Stanimir Dobrey, Simon Jullion ; Tuba : Jean Modry ; Timbales : Jairo Coronado.


Prochaines séries de concerts Note et Bien :
9, 11 et 12 avril 2026 ; 18, 20 et 21 juin 2026

Si vous souhaitez être informé de nos prochains concerts, merci d’envoyer votre demande à contact@note-et-bien.org

 

Pour ses prochaines sessions, l’association Note et Bien recherche un lieu, accessible en soirée et le week-end, permettant les répétitions du chœur et de l’orchestre (jusqu’à 100 musiciens). Si vous pouvez nous aider afin que Note et Bien continue sa vocation de soutien de projets sociaux ou humanitaires : contact@note-et-bien.org